Critique littéraire │ Hell’s Paradise T1

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Titre : Hell’s Paradise.

Tome : 1.

Genre : Shonen.

Synopsis : Japon, époque d’Edo. Gabimaru, le plus puissant des shinobi, croupit en prison. Malgré sa condamnation à mort, aucun bourreau ne parvient à lui ôter la vie. En effet, son initiation lui permet de résister aux plus atroces des tortures. C’est alors qu’il reçoit la visite d’une singulière exécutrice : Sagiri de la famille Yamada Asaemon. Celle-ci lui offre la possibilité d’être innocenté et relâché, mais à une condition : se rendre sur l’île mystérieuse de Sukhavati et en ramener l’élixir d’immortalité !


Avis :

Bonjour à tous, aujourd’hui, je suis là pour parler d’une petite nouveauté Kazé, sortie le 13 mars 2019 : Hell’s Paradise. Il y a, pour l’instant, quatre tomes au Japon et seulement un seul en France (dont le second tome qui arrive pour le 9 mais 2019). C’est un manga écrit et dessiné par Kaku Yuji, que je découvre aujourd’hui. C’est son premier manga publié à l’international.

L’oeuvre raconte l’histoire de Gabimaru, dit « Gabimaru le Vide » qui est un shinobi du clan Iwagakure (Iwagakure me rappelle le Village caché d’Iwa dans Naruto qui est, littéralement, Iwagakure no Sato… Mais ce n’est qu’une petite référence). Au début de l’histoire, on découvre qu’il a déserté son village et son clan et s’est fait attraper par l’ennemi où il finira emprisonné et torturé. Sauf qu’aucune des tortures ne le mènent à la mort, loin de là. Il est comme invisible. Jusqu’au moment où on lui laisse le choix : soit on le tue définitivement, soit on lui laisse la possibilité d’aller sur l’île mystérieuse de Sukhavati et en ramener l’élixir d’immortalité. S’il réussit à accomplir ceci, il sera acquitté de tout crime et pourra retrouver sa femme avec qui il pourra partir vivre loin de son clan en tout liberté. Mais, tout ça serait trop beau si c’était aussi simple. Il n’est pas le seul à partir sur cette île pour trouver l’élixir, mais il y a plusieurs autres condamné à mort qui ont été récupéré dans le pays entier. Ainsi, dix condamnés à mort partent sur cette île. La réelle question est : qui ramènera l’elixir et donc, qui aura le droit d’être innocenté et acquitté de tout méfaits ?

A la fin du premier tome, je ne me sens pas transportée. Bien que l’idée centrale de l’histoire soit vraiment intéressante, je ressens comme des doutes quant à la construction de l’oeuvre. Les questions psychologiques et philosophiques que soulèvent cette oeuvre sont vraiment intéressantes comme le fait qu’un bourreau qui tue un meurtrier devient-il à son tour un meurtrier ? Le meurtre justifie-t-il le fait qu’un autre homme le tue ? Ou bien même : l’éducation peut-elle vraiment forgé une personne à ne plus rien ressentir ?

Le personnage de Gabimaru est intéressant, tout en étant assez compliqué à cerner. Tout le long, on voit bien qu’il essaie de se convaincre qu’il est vide, qu’il ne ressent rien, pourtant, très rapidement, on arrive à voir à travers lui, tout en n’arrivant pas à tout saisir. Sa force sur-humaine est surtout un point qu’il m’intrigue. D’où vient-elle ? Est-ce uniquement grâce à son éducation dans le clan Iwagakure ou vient-elle d’autre part ?

Il est courant que dans des clans shinobi, la mort n’est pas une chose dont on doit avoir peur. Dans cette oeuvre, il n’est pas question d’infantiliser les formes du shinobi comme dans Naruto. Dès le début de l’oeuvre, on voit bien ce qu’est un shinobi. Gabimaru dit, dès la quatrième page : « Après tout, je suis un shinobi… Pour moi, la vie ne vaut rien ».

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Il n’est plus question d’infantiliser les lecteurs, mais bien de les confronter à la réalité de l’époque. L’époque Edo s’étend des années 1600, avec la prise de pouvoir de Tokugawa Ieyasu lors de la bataille de Sekigahara, et se termine vers 1868 avec la restauration Meiji. Elle est dominée par le shogunat Tokugawa dont Edo (ancien nom de Tokyo) est la capitale. A cette époque, le Japon était isolé du reste du monde.

Les histoires de shinobi et de ninja sont souvent utilisé dans les mangas, surtout ces dernières années comme avec Naruto, Basilisk, Nabari, Ninja Scroll… Et encore de nombreux autres. Ce manga touche donc un point quand même bien vue et revue dans l’histoire des mangas. Pourtant, l’utilisation des condamnés à mort est une petite nouveauté. Je n’en ai entendu parler que dans Détenu 042, de Yua Kotegawa. Et encore, l’idée n’est pas exploitée de la même manière… Mais bref !

Cette histoire de condamné à mort est intéressante et donne une atmosphère différente à l’histoire. Ce sont tous des meurtriers, des personnes qui n’ont plus rien à perdre, qui aime pour la plupart faire du mal et tuer… Accompagné de la famille Yamada Asaemon, considéré comme une famille importante, puissante et surtout, meurtrière. Tout ça donne l’impression de l’histoire n’est qu’à ses débuts.

Il m’a fallu un peu de temps après la lecture pour repenser à l’histoire et commencer à l’apprécier. Ma première lecture est un peu longuet. Les dessins sont beaux, mais trash et rapide. Ce premier tome n’est là que pour permettre à l’auteur d’introduire ses personnages principaux que sont Gabimaru et Sagiri. Pour Gabimaru, nous avons une légère introduction de sa vie passé avec son clan et surtout sa femme, puis pour Sagiri, c’est surtout par rapport à sa famille. Le fait que ce soit une femme soulève de nombreux doutes dans sa lignée qui ne sont que des causes de son manque de confiance en elle.

Pleins de donnés nous sont offertes, dans ce premier tome. Il est intéressant et plutôt bon. Malgré tout, j’attends de la suite quelques choses de beaucoup mieux. Il me tarde de découvrir tout ce qui va arriver et de découvrir davantage de ces personnages.


Note : 3,5/5.

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