Critique littéraire │ Hana No Breath T1, T2

hana-no-breath-1-2-caly.jpg

Titre : Hana no breath.

Tome : Intégral.

Genre : Yuri.

Synopsis : Azami, 16 ans, ne comprend pas la passion de ses amies pour le Yuri et le Yaoi… Elle, elle n’aime QUE les garçons, et surtout le beau Gwen, avec qui elle rêve de sortir depuis le début de l’année! Intelligent, sportif, un peu plus âgé qu’elle et surtout mignon, il a tout du petit ami idéal. Mais comment réagira-t-elle quand elle découvrira que Gwen est en réalité une fille ?!


Avis :

Je suis là aujourd’hui pour parler d’une petite série en 2 tomes, terminés. Ce manga est un petit yuri. Mais qu’est-ce que c’est ? Pour ceux qui ne sont pas calé niveau genre de manga, je vous fais un petit topo :

Les trois plus grands genres sont :

  • Seinen : des mangas destinés davantage pour les garçons, d’une moyenne d’âge plutôt mature genre +18 ans. Pas forcément pour le sexe, mais surtout pour la philosophie de l’oeuvre ou le côté trash souvent beaucoup plus prononcé.
  • Shonen : des mangas, cette fois-ci, plutôt destinés pour les garçons plus jeunes, allant de l’enfant jusqu’à l’adolescent. Ce sont des mangas moins agressif et dur à voir, donc, approchable par tous.
  • Shojo : des mangas surtout destinés vers un public féminin, racontant des histoires d’amour.

Mais à l’intérieur même de ces genres, il peut y avoir des sous-genre, comme le yuri est une sorte de sous-genre du shojo. Le yuri est en réalité une histoire d’amour entre deux filles. Alors que le yaoi est une histoire d’amour entre deux garçons.

Voilà, maintenant que les distinctions sont faites, parlons du manga ! C’est donc un petit yuri de 2 tomes, terminés, dessiné et écrit par Caly et publié par la maison d’édition H2T. C’est dans un genre de tranche-de-vie, ce qui veut dire qu’il dépeint la vie quotidienne par des petites tranches.

Quand j’ai lu ce résumé, j’ai tout de suite été attiré par ce genre de thématique L’amour plus fort que l’apparence. Quand j’ai commencé à le lire, je l’ai trouvé mignon. Les dessins sont jolies, les caractères des personnages sont quand même plutôt bien représentés et adaptés, mais plutôt pour un public jeune.

Bien que l’histoire soit jolie, dans son ensemble. Le fond n’est pas si bien construit. Pleins de questions me sautent aux yeux. Comment tout le monde peut croire que c’est un garçon alors que, quand même, dans une école, il y a une distinction ? Surtout qu’on découvre dans l’histoire que Gwen fait du basket et se change avec les garçons. Vous allez me faire croire qu’au Japon, où il faut attendre 12 ans de relations amoureuses pour se toucher la main, ça ne choque personne ? Mouais, je vais faire genre d’y croire.

Pourtant, l’histoire en soit part sur un sujet vraiment intéressant. Si on retire mes doutes quant à la situation rocambolesque de la chose, la forme est vraiment bien pensée. L’idée de voir Azami qui croit dur comme fer qu’elle aime les garçons, parce que bien souvent, le fait d’aimer des filles en en étant une, fait que nous pouvons être traité différemment, mais surtout, que ce n’est pas censé être « normal ». Ça peut en effrayer beaucoup, même rien que d’y songer. Alors que dans ce manga, on voit qu’elle est tombée amoureuse de la personne de Gwen, et non pas de son sexe. C’est ce point que j’ai trouvé vraiment mignon et remarquable venant de l’auteur.

Si ce côté là avait été plus élargi, j’aurais peut-être davantage aimé ce manga. Je l’ai apprécié, mais sans plus. Il y avait beaucoup de cliché, de coïncidence un peu trop évidente, des choses qui ne se passent pas dans la vraie vie, ou du moins, même quand ça arrive, c’est bizarre. Ce qui a rendu, pour ma part, ce manga un peu trop mince. Et puis, le côté tranche-de-vie ne m’a pas trop accroché non plus.

L’inconvénient avec les séries courtes, c’est que bien souvent, les informations se perdent et sont exploités rapidement, ce qui m’a peut-être aussi brusqué. Je suis habituée aux longues séries, qui expliquent point par point. C’est rare de trouver un vraiment bon manga en seulement deux tomes.

Pour autant, le lire n’a pas été non plus une perte de temps. Il fait passer le temps d’une agréable façon. C’est loin d’être un coup de coeur, mais ce n’est pas non plus un navet, loin de là. On voit malgré tout le travail de l’artiste dedans et rien que pour ça, je ne pourrais pas le critiquer.

Mais je le conseille davantage aux plus jeunes, plutôt qu’aux vieux-jeunes.

Et vous, l’avez vous déjà lu ? Ou avez-vous des yuri à me conseiller ?


Note : 2,5/5.

floral-1751088_960_720

Un commentaire sur “Critique littéraire │ Hana No Breath T1, T2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s