Porn History : Génocide des Tutsis au Rwanda.

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, nous ne sommes pas là pour parler de quelque chose de joyeux, au contraire. En effet, toute notre scolarité, il est rare qu’on étudie un autre génocide que celui durant la Seconde Guerre mondiale, sous Hitler. Pourtant, bien d’autre ont été fait et certains continue encore.

Pour ma part, j’aimerais parler du génocide des Tutsis, au Rwanda. Les Tutsis ou Tutsi sont un groupe de population habitant la région des Grands Lacs africains. Ils habitent généralement au Rwanda et au Burundi, et forment à eux seuls environ 15 à 20% de la population de chacun de ces pays.

Ce génocide eut lieu du jusqu’au au Rwanda. Il faut aussi et surtout savoir qu’à ce moment là, le Rwanda était déjà en guerre. En effet, la guerre civile rwandaise avait déjà débuté en 1990, étant un conflit ethnique qui opposa l’armée patriotique rwandaise du Front patriotique rwandais (FPR) aux Forces armées rwandaises (FAR) de l’État Rwandais, fermement soutenu par l’engagement politique et militaire français.

Étant originaire de France, étant littéralement française, je ne suis pas là pour dire que la France n’a pas eu de rôle dans cette guerre, surtout dans ce génocide. D’après plusieurs sources mêmes, leurs rôles à été réellement important.

La première implication des français a été l’opération Noroît. En fait, le 1er octobre 1990, le Front patriotique rwandais, formé d’exilés Tutsi, lance une attaque contre le Rwanda à partir de l’Ouganda, marquant ainsi le début de la guerre civile rwandaise. Aussitôt le président rwandais, Juvénal Habyarimana, demande au président français, François Mitterrand, de l’aider à contrer cette offensive, ainsi qu’à la Belgique. L’armée française lance l’opération Noroît le 4 octobre.

Cette opération avait pour objectif :

  • La protection de l’ambassade de France,
  • La protection des français,
  • L’évacuation des français (si tout ça ne marchait pas).

Ainsi, la France ne pensait… Qu’à la France.

Il a été rapporté que la décision d’envoyer des troupes françaises au Rwanda avait été prise le 4 octobre par le Président de la République, afin de protéger les ressortissants français. Mais aussi, plus précisément, que le 3 octobre 1990, le Général Maurice Schmitt avait accompagné le Président François Mitterrand, MM. Jean-Pierre Chevènement, Roland Dumas et Hubert Védrine, ainsi que l’Amiral Jacques Lanxade dans un voyage au Moyen-Orient :

Le 4 octobre, après une nuit à Abu Dhabi, l’ensemble de la délégation est arrivé à Djeddah où elle était reçue à déjeuner par le Roi Fahd. C’est peu avant ce déjeuner que deux messages sont arrivés, en provenance respectivement de l’Elysée et de l’état-major des armées. Ces messages précisaient que des risques graves d’exactions existaient à Kigali et que le Président Juvénal Habyarimana demandait l’intervention de l’armée française. Un Conseil de défense restreint, très bref, s’est tenu sur l’heure à Riyad, sous la présidence du Président de la République, à la suite duquel l’ordre a été donné d’envoyer au plus vite deux compagnies à Kigali, avec la mission de protéger les Européens, les installations françaises et de contrôler l’aérodrome afin d’assurer l’évacuation des Français et étrangers qui le demandaient. Ces troupes ne devaient en aucun cas se mêler des questions de maintien de l’ordre qui étaient du ressort du Gouvernement rwandais.

Au milieu du mois d’octobre, la Belgique retire ses troupes, sous l’indignation de l’opinion belge face aux arrestations arbitraires de 8 à 10 000 Tutsi au Rwanda dont un grand nombre est massacré. Mais la France reste !

“ Nous entretenons des relations amicales avec le Gouvernement du Rwanda qui s’est rapproché de la France après avoir constaté la relative indifférence de la Belgique à l’égard de son ancienne colonie. ”

Intervention du Président de la République M. François Mitterrand en Conseil des Ministres du 17 octobre 1990.

Selon des analystes qui défendent la politique française, le FPR commence une série d’incursions, qui seraient systématiquement accompagnées de massacres. Le 4 août 1993, les accords d’Arusha sont signés. Ils prévoient que l’armée française doit quitter le Rwanda et laisser place à une force des Nations unies. La MINUAR (Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda) s’installera au Rwanda à partir d’octobre 1993 et l’armée française quittera le Rwanda en décembre 1993. Quelques dizaines d’assistants militaires resteront au Rwanda pour des opérations de maintenance technique selon les députés français.

Le terme de génocide vient qualifier la situation au Rwanda durant la mi-avril 1994, inventé par M. Raphaël Lemkin, avocat polonais d’origine juive, dans son ouvrage intitulé “ La domination de l’Axe dans l’Europe occupée ”, publiée en 1944. Ce terme vient du grec “ genos ” qui signifie race et du latin “ caedere ” qui signifie tuer.

Le génocide est défini pour la première fois par les Nations Unies dans la résolution 96 de l’Assemblée générale du 11 décembre 1946 comme “ le refus du droit à l’existence à des groupes humains entiers ”. Deux ans plus tard, l’Assemblée générale adopte le 9 décembre 1948 à l’unanimité, une convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Cette Convention est entrée en vigueur le 12 janvier 1951.

Le génocide y est défini dans son article II comme : 

L’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

  1. meurtre de membre du groupe ; 
  2. atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membre du groupe ; 
  3. soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
  4. mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
  5. transfert forcé d’enfants du groupe à un autre ”.

Le Rwanda a adhéré à cette Convention le 16 avril 1975.

Selon les termes de cette définition, qui a du reste été reprise dans la résolution 955 du 8 novembre 1994 créant un Tribunal pénal international pour le Rwanda, trois éléments cumulatifs sont donc nécessaires pour la reconnaissance d’un génocide :

— un élément matériel, consistant en un ou plusieurs des actes limitativement énumérés à l’article II de la Convention de 1948 ;

— un élément moral, résidant dans l’intention des criminels de détruire partiellement ou entièrement un groupe ;

— une intention spécifique, qui réside dans le choix d’un groupe particulier qui peut être un groupe national, racial ou religieux. A la différence du crime contre l’humanité, la définition du génocide ne comprend pas l’anéantissement d’une population pour des motifs politiques.

Il faut savoir qu’au Rwanda, du mois d’avril à juillet 1994, le nombre exacte de victimes a été compliqué à préciser. En effet, la commission d’experts créée par l’ONU estime qu’environ 500 000 civils non-armés on été tués depuis le 6 avril 1994. Pourtant, d’après des rapports de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies du 28 juin 1994 que, selon certaines estimations fiables, le nombre de morts serait proche du million. Cette fourchette, entre 500 000 et un million de morts, est celle qui est retenue le plus communément.

On peut dire que ce génocide part, à l’origine, à cause de conditions économiques, mais aussi politique. Le Rwanda était un pays pauvre, avec une chute du PIB, une dévaluation, une baisse du revenu, un effondrement des cours du café… Mais aussi et surtout, une grosse présence de la propagande et de la terreur politique.

La mise en évidence de ces différents facteurs explicatifs ne suffit cependant pas à expliquer la réalisation du génocide.

Dans un contexte aussi dégradé, l’autorité publique est intervenue directement non pas pour apaiser mais pour exacerber et exploiter les tensions et organiser les massacres. Dans cette société très fortement encadrée par l’Etat, la parole de l’autorité publique joue un rôle de premier plan. Non seulement elle est écoutée, mais en plus elle est obéie. D’où le poids de la propagande extrémiste et de l’administration.

Ce qu’il faut savoir aussi, dont je n’ai pas parlé encore, c’est que ce génocide utilisait des « camps de la mort » pour torturer les Tutsis. Vous pouvez voir cette image, montrant les cicatrices de ce garçon à la sortie d’un camp de la mort.

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