La fille qui avait bu la lune.

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Titre : La fille qui avait bu la lune.

Synopsis : Chaque année, les habitants du Protectorat abandonnent un bébé en sacrifice à la redoutée sorcière des bois. Ils espèrent ainsi détourner sa colère de leur ville prospère. Chaque année, Xan, la sorcière des bois, se voit contrainte de sauver un bébé que les fous du Protectorat abandonnent sans qu’elle ait jamais compris pourquoi. Elle s’emploie à faire adopter ces enfants par des familles accueillantes dans les royaumes voisins. Mais cette année, le bébé en question est différent des autres : la petite a un lien étrange avec la lune et un potentiel magique sans précédent. Contre son gré, Xan se voit obligée de la ramener chez elle et de persuader ses amis réticents d’élever cette enfant pas comme les autres. Ils la baptiseront Luna et ne tarderont pas à en devenir gâteux. Xan a trouvé comment contenir la magie qui grandit à l’intérieur de la petite, mais bientôt approche son treizième anniversaire, et ses pouvoirs vont se révéler…


Avis :

Ce livre est un livre jeunesse écrit par Kelly Barnhill et publié par Anne Carrière. Mêlant fantastique et magie, cette oeuvre est une magnifique découverte que j’invite à tous de lire !

Le début de l’oeuvre nous plonge dans un village effrayé et soumis, appelé le Protectorat, par la menace d’une « sorcière » que personne n’a jamais vu et à qui on donne un bébé en sacrifice tous les ans. Ce qui semble différent cette année-là, c’est que la mère de l’enfance-sacrifice se rebelle et cherche à protéger son enfant, ce qui semble surprendre tout le monde.

On comprend alors que les autres parents des autres enfants-sacrifices sont resté soumis et totalement impuissant les années précédentes et la rébellion de cette mère entraine une menace de l’autorité de la ville. Nous comprenons alors que ce village est littéralement soumis envers des personnes sournoises, qui utilise la peur pour les forcer à obéir.

Par la suite, nous rencontre Xan, la fameuse sorcière, qui a réellement des pouvoirs même si elle est bien trop vieille pour exercer un réel contrôle sur ce village. Elle n’est pas une sorcière méchante, comme ce mot l’a longtemps connoté, mais bien au contraire.

L’histoire touche au fantastique, avec l’apparition de Dragonus énormus ou même de Dragonus minusculus, de monstre et bien sûr, de la sorcière. Ce qui est surprenant, c’est que la dite-sorcière ne sait même pas pourquoi les villageois abandonnent un enfant chaque année, alors qu’ils le font en croyant se protéger justement d’elle. Cette ironie donne un poids à l’histoire.

Le titre « La fille qui avait bu la Lune » est montré dès le début. Alors que Xan peut donner à manger des fils de soie de la lune aux enfants qu’elle ramène, cette fois, la petite en mange trop alors que la lune est pleine. Xan comprend rapidement qu’elle en a mangé tellement que la magie s’est infiltré en elle. Luna, c’est son nouveau prénom et Xan décide de la garder avec elle, de la traiter comme sa petite-fille et d’être comme sa grand-mère.

Dans la suite de l’oeuvre, nous découvrons la petite vie de famille qui se forme autour d’eux : entre Xan, la grand-mère et sorcière, Luna la petite-fille qui emploie la magie sans même s’en rendre compte, Glerk, le monstre du marécage et Fyrian le petit dragon. Cet univers empli de magie et de mystère malgré tout.

Luna ne sait pas qu’elle utilise la magie et créait donc le mystère et le questionnement. Pourquoi ? Qui est-elle vraiment ? Qu’est-ce qui va se passer ?

En parallèle à l’histoire de Luna, nous découvrons la vie d’Antain, un jeune garçon qui vit dans le village d’où vient Luna. Nous suivons son histoire d’un chapitre sur plusieurs, apprenant à connaître les habitudes du village, les profondeurs de leur soumission et les mensonges qui les étreint. Et même avec le regard d’Antain, la magie tournoie dans le Protectorat.

Les deux histoires finissent par se liés au milieu du livre, tout en les laissant innocemment séparés.

L’histoire se nourrit aussi du passé, répète en quelque sorte l’histoire de Xan grâce à Luna, faisant des répercussions et utilisant la magie comme narrateur. Cette façon de narrer l’histoire donne du poids et de l’émotion au texte.

Ce roman jeunesse est une magnifique trouvaille, n’ayant pas l’habitude de la jeunesse, je suis ravie de m’y replonger dedans (après l’avoir quitté vers mes 17 ans), surtout avec une histoire aussi touchante et entraînante que celle de Luna.

Dans le fond, je ressens dans cette histoire une morale vraiment intéressante : celle de ne pas croire en ce qu’on nous dit, de nous forger notre propre opinions grâce à nos propres yeux et surtout, celle de ne pas se soumettre à un destin empli de chagrin, mais bien de se battre pour être heureux.

C’est donc avec un grand amour que je vous conseille cet ouvrage ! Et pour clore cet article, je vous laisserais juste une phrase que Luna dit à la fin de l’oeuvre qui m’a touché et marqué :

Mon amour ne se divise pas. Il se multiplie.


Note : 4/5.

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