│L’histoire du livre 2│

Le livre au Moyen-Âge.

Le livre médiéval est constitué de cahier (assemblage de feuille pliées). Le nombre de pliage de la feuille va déterminer le format du livre (in folio -feuille plié 1 fois, in quarto -feuille plié 2 fois, in octavo -feuille plié 3 fois…)

Il y a aura un début de numérotation des feuilles : la foliotation pour permettre au relieur d’assembler les cahiers dans le bon ordre, on reporte donc à la fin de chacun d’entre eux un numéro d’ordre (signature) ou le premier mot du suivant (la réclame).

L’identification d’un codex se fait souvent par un titre de départ : l’incipit. Il est mis en évidence par le recours à une lettre plus grande ou à l’encre rouge.

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À l’époque, la beauté du livre était primordiale. Il y avait donc tout un processus de reliure et de décoration.

Par définition, le codex est cousu. Une fois que le copiste a terminé son travail d’écriture, les cahiers sont cousu ensemble sur une bande de cuire et ces bandes de cuire sont posé sur des planche de bois et ensuite recouvert de cuire. C’est d’abord pour protéger les cahiers mais aussi pour décorer et répondre aux demandes des commanditaires. Généralement, les livres sont transportés pour être vendu, assemblé en cahiers et c’est seulement l’acquéreur lui- même qui choisira la reliure.

Par la suite, la décoration est ce qui va faire essentiellement la réputation des manuscrits, avec notamment les lignes et initiales ornés. Quand on parle de décoration médiéval, on parle de miniature, d’enluminure… Qui va se distinguer au 15°. La miniature provient de l’italien : « miniatura » qui provient lui-même du latin « miniare ». La miniature va désigner la représentation d’une scène ou d’un personnage indépendamment d’un initial, c’est l’illustration proprement dites du manuscrit et essentiellement, les peintures en pleines pages. La miniature se rapproche du tableau de chevalet et désigne donc une peinture indépendante qui va servir d’enjoliver un livre.

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L’enluminure veut dire « mettre en lumière » et va rassembler tous les éléments décoratifs et représentation imagés exécuté dans un manuscrit pour l’embellir. C’est surtout la partie ornemental de la décoration : touche d’or, couleur, encadrement, marge, motif de feuillage, de fleur, d’animaux… Surtout présentes dans les Livres d’heures et première pages des autres manuscrits.

Les livres d’heures sont des livres de recueil de prières à l’intention des laïcs.

L’enluminure a rempli différentes fonctions qui se sont modifié dans le temps en lien avec l’évolution des besoins, de la pensée et de la littérature. Parmi ces fonctions : décoratives, ornemental, mais aussi une aide pour situer le lecteur dans le texte, permet aussi de compléter certains ouvrages pour faciliter la description (médecine, botanique par exemple…), mais aussi va informer par l’image les analphabètes. L’enluminure est un moyen de faire passer des messages qui ne sont pas dits dans le texte, mais qui sont compréhensible par la lecture de l’image.

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