│L’histoire du livre 3│

L’invention de l’imprimerie.

Le livre reste très chère parce qu’un livre moyen revient à 6 jours de travail par personne pour une page, ce qui est relativement long, surtout si on se rend compte qu’en moyenne, un livre à copier intégralement revient à 3 voire 4 mois de travail.

L’invention de l’imprimerie va donc être vécu comme une aventure intellectuelle et même commerciale. C’est une période d’essor du capitalisme. C’est aussi une période d’innovation technique avec le progrès de la métallurgie et des alliages, qui vont favoriser la fabrication des caractères d’imprimerie.

Le papier apparaît en Europe au 12° (en Italie, plus exactement), mais la production devient abondante au milieu du 14°, ce qui va entraîner une baisse de son prix et faciliter le développement de son usage. Au début, son utilisation est surtout réservé pour les documents administratifs. Le développement de l’imprimerie va entraîner une disparition du parchemin qui ne restera que pour des documents précis : diplômes, actes officiels…

La première matière utilisé en imprimerie était des vieux chiffons, qui sont généralement ramassé par des marchands spécialisés et amener à proximité du moulin où il fera l’objet d’un tris. Pour obtenir du papier de bonne qualité il faut de la chiffe blanche. Une fois que ce chiffon est pliée, vient l’étape du « pourrissage » où la chiffe sera déchiré en petit morceau et placé dans des locaux spéciaux (essentiellement des caves) et où ils vont fermenter. La cellulose s’isolera peu à peu. Cette matière est donc amené au moulin (à eau, généralement). Au sein du moulin, la chiffe sera placé dans des récipients en bois (les piles) où à l’aide de mallier et d’eau savonneuse, on va triturer la chiffe pour donner une pâte plus ou moins épaisse qui deviendra de la pâte à papier. Une fois qu’on a cette pâte, on expurge l’eau et on fait sécher les feuilles sur un petit étendoir. Il y a encore un autre traitement : enduite d’une colle qui leur donnera leur aspect lisse, mise à sécher et on procède ensuite le satinage et le lissage de la feuille de papier. Pour ce travail de traitement de papier, c’était également important la qualité de l’eau qui devait être limpide et pure. Plus la demande augmente, plus les centres papetiers se voient contraint de « sacrifier » la qualité pour répondre à la demande.

La naissance de l’imprimerie est lié à une ville : Maillant, qui est considéré comme le berceau de l’industrie. Elle est aussi lié à Jean Fust (banquier), Pierre Shauffeur (ancien étudiant, qui deviendra copiste et calligraphe).

Le premier ouvrage imprimé est la Bible de Gutenberg, qui n’était formé que de 42 lignes. Il n’y a ni date, ni nom, mais est estimé au alentour de 1453/1454. 

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En 1457, il y a l’impression du premier livre en couleur par Fust et Schoeffer, le Psalmorum Codex.

La diffusion de l’imprimerie s’est faites très rapidement. Dès 1470, on va trouver à Paris en vente les premiers livres imprimés. Les premiers ateliers d’imprimeur en France sont créer entre 1470 et 1473, dans les locaux de la Sorbonne.

Le premier livre illustré et imprimé en France est Le miroir de la rédemption de l’humain lignage, en 1477.

L’imprimerie provoque un impact intellectuel et social. On constate une nouvelle manière de pensée. Avec l’imprimerie et la multiplication des textes, il va y avoir une confrontation et une comparaison des livres. Ce qui produit un essor de la critique et de l’esprit rationnel. Cette nouvelle manière de pensée va avoir un impact sur la manière d’organiser le savoir, une nouvelle manière de construire et de traiter l’information.  Le texte grâce a l’imprimerie va pouvoir prendre une forme définitive, durable : la fin de la déformation des histoires a travers la parole.

Un autre impact, dans la chaine du livres, est une économie nouvelle qui va se caractériser par la concentration d’une mains d’œuvre spécialisé. Et notamment une division du travail. Cette division du travail va être un objet de tension social du travail. L’imprimerie devient le premier secteur moderne qui a vue éclater des grève. Des centaines de compagnons vont se regrouper pour faire cesser la production d’ouvrage imprimer, et vont imprimer des tracts qui vont faire circuler pour dénoncer la pression qu’ils exercent sur eux, au niveau des salaires et des cadence qui leur sont imposés. De même que le recrutement d’apprentis tout le temps, qui leurs créé des concurrences déloyal.

C’est à l’occasion de ces grandes grève que François I commence à fixer des bornes à la durer journalière de travail. En 1539-1541: il fixe la journée de travail de 5h du matin a 20h le soir.

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