A silent voice, T5.

a silent voice 5

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Synopsis : Rattrapé par son passé après une conversation avec Satoshi, Shoya voit son pire cauchemar se réaliser : ses nouveaux amis sont maintenant au courant de ce qu’il a fait en primaire, et la situation dégénère… Même si son monde s’est écroulé, l’adolescent essaie de faire comme si tout allait bien, mais Shoko n’est pas dupe. Persuadée que tout est de sa faute, la jeune fille tente alors de mettre fin à ses jours en se jetant dans le vide sous les yeux de Shoya !


mon avis

Ce tome débute sur Tomohiro et son film amateur, qui pousse notre petite bande à se rendre dans le passé de Shoya et Shoko. Retournant donc dans leur école primaire, nous en apprenons davantage sur Satoshi, qui a été aussi victime d’harcèlement lorsqu’il était jeune comme Shoko.

La retrouvaille que nous voyons entre Shoya et son ancien professeur de primaire me retourne l’estomac. Voyant l’hypocrisie qu’il fait preuve en occultant toutes ses responsabilités sur le cas de Shoko lorsqu’elle était jeune. Il agit comme si Shoko ne méritait pas d’être dans une école, d’être traité comme une personne normale, à part égal avec chacun des autres élèves.

Avec la dispute et la réaction de Tomohiro, on peut voir les séquelles que le harcèlement lui a laissé. On sait que Tomohiro a été harcelé durant son enfance, sûrement par son aspect physique, et lorsque Shoya lui dit que sur une de ces réactions, il l’a « embarrassé », Tomohiro réagit très mal et se braque. Sa réaction est légitime, par crainte d’être à nouveau critiqué et surtout, de tenir une amitié avec un garçon qui aurait honte de lui.

Mais de là, Tomohiro réagit de nombreuses fois en dépassant les limites. Utilisant son rôle de réalisateur de film, il cherchera à s’imposer de la mauvaise manière. Mais ces disputes ont rassuré Shoya sur sa relation avec Tomohiro. S’ils se disputent, ne veut-il pas dire qu’ils sont réellement amis pour pouvoir ensuite se pardonner ?

La notion est à nouveau utilisé dans ce tome. Ne trouvant pas de définition exacte du terme amitié, Shoya n’a jamais réellement su comment se faire des amis. Toute son enfance, il n’aura pas de réel ami et cherchera l’attention en faisant des bêtises. Mais par la suite, il grandira et cherchera à avoir de réel réponse. L’amitié est une émotion, un sentiment. Ce n’est pas juste une étiquette et grâce à ça, il le comprend.

Tandis qu’en grandissant, Shoya ressenti la honte de son passé. Brutalisé, harcelé, n’était qu’une façon de se faire remarquer, d’attirer l’attention sur lui et son manque de confiance en lui. Aujourd’hui, 5 ans après les faits, il sait et se rend bien compte de l’erreur qu’il a pu commettre, mais on le sait pourtant. Le passé reste un bout du présent et le pardon ne peut pas être toujours accorder.

C’est, en quelque sorte, un retournement de situation. Dès lors que tout le monde apprend pour le passé de Shoya, ils se retournent contre lui et il est celui qui espère quitter l’école, aller dans un lieu où personne ne le connait ou ne sait ce qu’il a fait.

D’un côté, il cherche à éviter et s’éloigner des erreurs de son passé. Il n’arrive pas à se pardonner, malgré sa relation avec Shoko. Mais d’un autre côté, il finit par prendre la place de Shoko lorsqu’elle était jeune et harcelée. Ce changement ne fait que nous faire réaliser qu’il est simple de blesser une personne, mais encore plus de devenir celui qui harcèle et celui qui se fait harceler.

Naoka a toujours une croix représentée sur son visage, ce qui lui retire la proximité que Shoya autorise entre eux. Pour autant, malgré son passé et son caractère, quelque chose en elle est bon, elle est sûrement une grande profiteuse et une vraie gâtée à vouloir ce qu’elle veut sans se battre, mais quand il est question de Shoya, elle devient une autre personne. Pour autant, leur relation n’arrive pas vraiment à évoluer. Shoya cherche, en réalité, à se tenir éloigné des personnes mauvaises qu’ils avaient autour de lui étant jeune. Par crainte de redevenir une petite brute.

Tout le monde se mit à accuser Shoya, lui jetant toutes les fautes dessus. Cherchant à se déculpabiliser, à retirer leurs fautes. Mais surtout, à se faire passer aussi en victime. Alors que Shoko était celle qu’on bizutait, tout le monde cherche à se faire passer en victime pour être disculper de toutes les fautes. Ce genre de façon me dégoûte. Mais il est aussi normal de le faire, l’homme cherche à être porté en haute estime et devenir le méchant de l’histoire n’est jamais ce qu’ils recherchent.

Ce tome se termine sur un instant à briser le coeur du plus méchant. Shoko, ses regrets et sa souffrance.


quatre étoile

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