│Comment je lutte contre la page blanche. │

Bonjour à tous. Pour ceux et celles qui ne le savent toujours pas, j’écris énormément de livre par an. Bon, soyons plus claire : je commence plusieurs livres par an, mais il arrive un point où je ne sais plus quoi écrire, comment l’écrire, où l’inspiration part directement de mon cerveau et va se noyer ailleurs.

Ce n’est pas quelque chose d’incroyable, parce que pour tous les auteurs que j’ai pu rencontré et avec qui j’ai pu parler, c’est quelque chose de vraiment courant. Nous passons tous par plusieurs phases d’arrêt d’écriture, comme on l’appelle si bien : la phase de la page blanche.

Pour ceux et celles qui n’écrivent pas forcément, vous en avez tous entendus parler… Mais c’est vrai que c’est un peu incompréhensible quand on ne l’a jamais vécu. C’est un moment où quoi qu’on fasse, rien n’arrive à sembler bon ou juste pour la suite de l’histoire.

Quand on lit un livre, on n’arrive pas trop à imaginer que l’auteur lui-même ait pu passer par là. Des fois, des chapitres paraissent tellement évident, des actions tellement incroyable… Qu’on ne peut pas se dire que ce moment a pris plusieurs mois à sortir de la tête de l’auteur ! Pourtant, ça arrive assez fréquemment.

C’est pour ça qu’aujourd’hui, je souhaitais parler avec vous de comment sortir de cette page blanche. Bien évidemment, cela vient uniquement de mon vécu, il y a des centaines d’autre manière qui existe et c’est tout à chacun de les essayer pour voir si ça fonctionne pour eux ou non. J’ai vu moi-même beaucoup d’article dessus et quand j’essayais cette ou cette méthode, ça ne marchait absolument pas. Donc, j’espère que mon expérience pourra aider, mais j’aimerais aussi pouvoir l’actualiser petit-à-petit avec vos expériences à vous pour que chacun puisse au moins trouver une méthode qui lui convient.

La première méthode que j’utilise (et celle que j’utilise le plus souvent même) c’est celle de la relecture. Alors oui, ça peut prendre longtemps surtout si l’histoire n’est pas à son cinquième chapitre et ça peut même paraître un peu agaçant de relire sa propre histoire parce que bien souvent, les premiers chapitres sont ceux qu’on a lu le plus souvent et donc, ceux qu’on a un peu marre de lire et relire… Mais ça marche pour moi à chaque fois !

Ça consiste donc à relire l’intégralité de l’histoire, du premier chapitre à celui actuel et au fur et à mesure, je note des détails que j’ai oublié d’exploiter, des choses que j’avais dit devoir faire (par exemple : dans une histoire que j’avais écrite, mon personnage principal disait être née en début d’année et donc j’ai pu insérer un chapitre où je fêtais son anniversaire avec ses amis/famille et de là, c’était reparti, d’autre actions arrivait, ça fusait totalement dans mon crâne). Même des petits détails peuvent avoir leur importance. J’ai souvent un peu de mal à relire et relire l’oeuvre, mais au final, ça me permet aussi de pouvoir l’améliorer du premier chapitre, je refais une correction et autre…

La seconde méthode que j’utilise assez souvent aussi c’est la pause totale. Trop souvent, je me force à écrire et écrire afin de combler les chapitres, finir vite toute l’histoire, parce que (trop souvent encore) j’arrive à savoir la fin mais c’est le milieu qui prend du temps… C’est assez compliqué. Alors des fois, je m’arrête totalement d’écrire pendant quelques temps : ça peut être des jours, voire des semaines et même quelques mois.

Pendant ce temps rien qu’à moi où j’arrête de me mettre la pression pour finir l’histoire, surtout qu’en se dépêchant, il arrive d’écrire des choses totalement nul… Mais bref, pendant ce temps je relie des livres qui sont dans le même genre afin de m’en inspirer. Ce n’est pas pour copier, hein ! J’ai lu beaucoup de livre qui copiaient littéralement un chapitre d’un autre livre et je trouve ça totalement irrespectueux. Mais je m’en inspire un peu pour le remanier à ma sauce. Je regarde des films, des séries, je repose ma tête pour pouvoir la reremplir plus tard de chose saine et agréable. Ce n’est, de toute façon, que lorsque je suis bien dans ma tête que j’arrive à écrire. Après, ça varie des gens, certains adorent écrire quand ils sont tristes ou mal pour se laisser évacuer, moi si je fais ça, je crois que mon livre devient tout triste et je n’aime pas du tout ça.

En plus de regarder des films, des séries, lire des livres ou autre je prends aussi le temps de sortir de ma grotte : je prends des bons bains pour me reposer, je sors me balader, je pars en voyage un weekend, ou même partir une journée voir autre chose. J’habite à Toulouse et mes parents un peu plus au sud de Toulouse, donc je ne suis qu’à 1 heure et demi de Carcassonne : je vais visiter le château, ou même celui de Foix… Je m’aère l’esprit, parce que bien souvent en revenant chez moi, j’ai pleins d’idée nouvelle qui ne demandent qu’à sortir.

Après, j’utilise une troisième méthode qui doit être faite depuis le début : la prise de note. Avant même d’écrire mes premiers mots du roman, je prends le temps d’écrire sur une page/feuille/cahier ce que vous voulez : tout ce que j’imagine pour l’instant dans l’histoire. J’écris les phrases sans faire attention à comment je les formule, j’ai même des phrases qui ressemblent à : « Organiser un bal !!! Au palais où elle rencontre le fameux gars (dont je connais pas encore le prénom) ne pas oublier le mec à la cicatrice ». Voilà, en réalité, si ce n’était pas moi qui me relisait, je pense que personne saurait vraiment à quoi je pense, mais moi je me comprends, c’est le principal.

Au fur et à mesure de l’histoire, j’écris les petits détails qui me semblent important sur cette feuille. Quand j’imagine une suite lointaine voire une fin, je l’écris aussi. D’un côté, ça m’apaise de pouvoir relire quand je veux ce que j’ai imaginé et ce que j’imagine pour la suite, en plus, ça m’empêche de me presser à finir l’histoire parce que de toute façon, elle est déjà écrite, d’une certaine façon.

Mais du coup, quand j’ai une perte d’inspiration, je relis toutes mes petites notes et je prends le temps de voir celle que j’ai envie d’exploiter directement ou celle que je cale petit-à-petit dans les chapitres pour pouvoir en parler plus tard. Cette méthode est assez longue et rigoureuse, parce qu’il faut penser à se noter chaque petit détail et surtout : pouvoir les retrouver. Parce que des fois, je ne peux pas l’écrire sur la page originale donc le nombre de note que j’écris dans mon portable, sur une feuille prise au hasard… Je m’y perds et j’en oublie certaine des fois. Mais cette méthode me permet vraiment de pouvoir suivre clairement mon plan d’origine et ne pas me perdre à travers tout ce bric-à-brac que j’ai dans le crâne.

Je n’utilise spécialement que ces trois méthodes, au fil des années, j’ai pris le temps de les manier à ma sauce donc il peut arriver que certaines ne plaisent pas à tout.e.s parce que c’est tout simplement mon expérience qui en parle.

Écrire un livre n’a rien de facile, mais n’est pas non plus vraiment compliqué. J’ai débuté mes écritures vers l’âge de 14 ans et aujourd’hui j’ai 21 ans et j’adore toujours autant ça. J’ai pu m’améliorer, travailler sur moi-même et malgré ma crainte constante de la page blanche, j’arrive à apprécier chaque morceaux de mon expérience d’écriture.

Voilà, je vous ai un peu parlé de mon expérience et de mes méthodes contre la page blanche. J’espère que vous saurez à votre tour me parler de la vôtre, de vos méthodes et vos secrets qui pourront aider les autres à leur tour.

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