Jane Eyre / Charlotte Brontë.

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Jane Eyre intro

Synopsis : Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour…

Cette histoire nous plonge dans la vie de Jane Eyre, une jeune orpheline recueilli par Mrs. Reed, une bonne femme tout ce qu’il y a de plus insupportable. Le mari de Mrs. Reed est décédé et sur son lit de mort, il fit promettre à sa femme de s’occuper de Jane comme son propre enfant. Bien sûr, nous découvrons très rapidement que cela n’est pas le cas.

Elle est élevée avec les trois enfants Reed : Eliza, John et Georgina. Eliza était assez simple comme enfant, tandis que Georgina n’était qu’une enfant gâtée et insolente. Pourtant, le pire d’entre tous est bien John. Alors qu’il a 14 ans au début de l’histoire et que Jane n’en a alors que 10, il lui fait vivre un vrai cauchemar. Violence physique et verbal, agression, vulgarité…

Jane grandit alors avec un manque d’estime et de confiance en soi, avec une réelle peur caché en elle. Elle n’a personne sur qui s’appuyer. Rejeté de la famille par Mrs. Reed, par les trois enfants et même par les deux servantes qui ne font que la sous-estimer, la critiquer et la juger.

Ce début de roman retrace assez bien une vie piteuse et froide. Surtout en s’immergeant dans l’histoire, nous pouvons voir une tragique histoire à un enfant de 10 ans. Elle n’est jamais pris au sérieux, tout le monde la juge hypocrite, mauvaise, méchante. Cette vision est tout simplement insoutenable.

Ce début d’histoire me fait penser à Harry Potter, en quelque sorte. C’est comme si Rowling s’était un peu inspiré de la vie de Jane pour le début de l’histoire. Je le vois surtout au moment où elle est refusée à toutes les soirées durant la période de Noël et nouvel an, comme Harry était refusé au repas organisé avec le patron de son oncle. Cette solitude est donc assez répandu dans le monde de la littérature.

Jane finit par quitter le château de Gateshead où elle vivait avec la famille Reed pour rejoindre le pensionnat Lowood, où elle séjourna même durant les vacances et les weekends. Heureusement, Lowood fût pour elle une vraie bénédiction. Au côté de Miss. Temple et Helen Burns, elle sût se découvrir elle-même.

Helen était une élève un peu plus âgée que Jane, nous ne savons pas réellement de combien d’année, en tout cas, ce petit bout de femme jouera un rôle de mentor et de conscience pour notre jeune virevolté. Elle saura lui apprendre à voir les choses différemment, avec plus de clairvoyance et de bonté.

Alors que Jane était jusqu’alors si haineuse et malheureuse, elle finit par trouver un environnement qui lui plaît et qui la traite avec le respect qu’elle mérite. Ainsi, ses souffrances qui l’obligeaient à se refermer sur elle-même furent apaiser et elle trouva la force d’avancer dans la vie en pensant à son bien être.

Même dans la littérature, les épidémies nous suivent. Ici, ce n’est pas le méchant Coronavirus, mais le typhus qui ravage Lowood. Comme quoi, notre horreur n’est pas nouvelle.

C’est huit ans plus tard qu’elle quitta enfin Lowood, après avoir passé six ans en tant qu’élève et deux ans en tant que maitresse. Cette perspective lui permit de découvrir davantage sur elle-même et sur ses besoins et espoirs. Elle finit par quitter le nid afin de se rendre dans le comté de Millcote pour devenir la maitresse d’une jeune fille de sept ou huit ans, la jeune française Adèle.

Son arrivé dans cette nouvelle résidence passa rapidement, au fil des mois, elle se sentit bien surtout grâce à la présence de Mrs. Fairfax. C’est au bout de quelques mois qu’elle fit la rencontre du maitre du château : Mr. Rochester. D’abord froid et rigide, il saura s’ouvrir et libérer des sentiments que Jane et lui éprouverons réciproquement.

Pourtant, un fantôme plane autour d’eux. Un rire singulier, des pas dans le corridor, un incendie qui se déclare. Quelque chose se trame dans ce château de Thornfield et Jane a beaucoup de mal à saisir son origine. Mais il est pourtant évident que ce quelque chose n’est pas bon, pour elle, pour Adèle, pour Mr. Rochester, mais surtout pour eux.

Nous voyons Jane vivre une vie de pauvreté, de richesse. Nous la voyons combattre des démons intérieurs, mais finir par l’apaisement. Malgré les différences d’âges qui me révulsent d’habitude, ce roman sait faire ressortir l’amour que peut unir deux personnes malgré l’âge, malgré le handicap, malgré la crainte et malgré la vie. Aucun obstacle ne deviendra insurmontable par amour.

Je n’avais pas relu ce classique depuis mon année de quatrième, ce qui remonte déjà à près de dix ans. Et c’est avec une grande émotion que je referme ce livre qui m’a tant bouleversé, comme j’en gardais le souvenir d’antan. J’ai toujours gardé en mémoire que cette histoire m’avait vraiment touché, de nombreuses fois j’avais eu envie de le relire mais je n’en avais jamais senti la force. Comme si je devais attendre d’être prête. Et cette relecture m’a permis de replonger dans un univers incroyable et doux, réaliste et fort. Une romance dramatique et impitoyable. Une vraie merveille.

citation

Note : 5 sur 5.

3 commentaires sur “Jane Eyre / Charlotte Brontë.

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