Critique littéraire │ Le monde de Narnia, T2.

narnia 2

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Synopsis : Pendant la seconde guerre mondiale, les raids aériens se succèdent sur Londres. Peter, Edmund, Susan et Lucy ont trouvé refuge chez un vieux professeur quelque peu excentrique. Au cours d’une partie de cache-cache, Lucy pénètre dans une armoire. Elle se dissimule parmi les vêtements qui, insensiblement, deviennent les arbres d’une forêt enneigée. C’est ainsi qu’elle découvre l’extraordinaire pays de Narnia, où règne une sorcière aux pouvoirs maléfiques…

mon avis

À première vue, le début de ce second tome ne ressemble pas du tout au début de l’adaptation cinématographique. Alors que dans le film, nous voyons Londres sous la guerre, nous voyons le déchirement dans la famille et l’arrivé assez bancal dans la maison de Digory, dans le livre : le tome débute directement sur l’arrivé à la maison de Digory qui leur paraît sympathique (alors que clairement, dans le film, avec la gouvernante agressive, c’était pas pareil…). C’est un peu étrange de commencer une histoire qu’on connaît sous un autre point de vue, mais ça me paraît toujours aussi intéressant.

L’histoire débute rapidement, enchaînant les détails à une vitesse telle que, si je n’avais pas vu le film, je n’arriverais peut-être pas à me plonger autant dans l’histoire. Pour autant, d’un autre côté, de nombreux détails nous sont donnés qui sont exclus dans le film. Monsieur Tumnus est un voleur d’enfant, ce terme est assez puissant quand on le lit.

Le début du tome est assez compliqué à se mettre en place, parce que beaucoup de choses se déroulent en quelques pages. Surtout que la base de leur venue chez Digory n’est pas encore exploité et c’est assez compliqué de s’y comprendre si on n’a jamais vu le film.

Ce qui m’étonne assez dans ce second tome c’est la facilité qu’ont les deux soeurs et les deux frères à s’accoutumer à ce nouveau monde magique, sans crainte. Il n’y a pas réellement de surprise ou de ressentiment quant à ce nouvel univers fantastique. J’attendais un peu plus de choque, d’étonnement, d’ébahissement… Je ne sais pas, mais quelque chose ! Parce que là, il n’y a même pas de sentiments clairement exprimé.

Malgré moi, je sens bien que c’est l’écriture d’un homme et que l’histoire date de quelques années maintenant. Nombre de fois où une petite remarque misogyne est glissé à travers les pages. Ça en devient quelque peu agaçant.

« […] les batailles sont très laides quand les femmes combattent », « C’est bien d’une fille […]. Boudant dans son coin et ne voulant pas excepter d’excuses »… Bien trop de fois il y a l’expression « C’est bien d’une fille » ou même « Tu es bien une fille » ou bien d’autre. Je sais bien que l’histoire date des années 90, donc, il est vrai qu’à l’époque, c’était bien différent pour la femme : mais quand même. Lâchez-nous la grappe. 

Ce second tome m’a un peu déçu. Je m’attendais à quelque chose de plus… Plus. Et finalement, j’ai l’impression de lire un script du film, sans vraiment en découvrir davantage. J’en viens même à me dire que le film est mieux, ce qui est plutôt rare (je préfère toujours les livres aux adaptations). Mais j’avoue que la narration de C. S. Lewis me fatigue, autant que cette façon presque toujours descriptive qu’il a de conter l’histoire. Je me sens un peu déçue…. J’ai hâte de découvrir la suite pour me remonter le moral.

Note : 3 sur 5.

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