Critique littéraire │ Ourika, Claire de Duras.

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Synopsis : Retirée de la vente sur le marché des esclaves par le gouverneur du Sénégal qui l’amène à Paris pour l’offrir à une amie, la jeune Africaine Ourika reçoit une bonne éducation. À l’âge de douze ans, elle se rend compte du préjudice que lui suscite sa couleur de peau. Après le mariage de Charles, dont elle est amoureuse, avec une Française, elle se retire au couvent où elle finira par mourir prématurément.

mon avis

Nous plongeons dans le tragique destin d’une jeune enfant noire qui sera élevé, durant le temps de l’esclavage, par une famille blanche. Alors qu’elle débutait sa vie avec l’amour de sa bienfaitrice, l’amitié du neveu de cette dernière, elle s’enferma elle-même dans une boucle de malheur.

Alors qu’elle aurait pu vivre dans le bonheur, entouré de cette Madame de B. qui lui donnait tant d’amour, une éducation parfaite et une vie remplie. Elle aurait pu se contenter de ce qu’elle avait sur le moment, mais alors qu’elle dessinait, elle entendit un jour une conversation qui lui changea la ville.

Madame de B. et une amie à elle parlèrent de la situation compliqué d’Ourika, qui était pour l’instant qu’une enfant. Mais malheureusement, à cette époque, une noire arrivée à un âge avancé ne pourra pas vivre comme une femme blanche. Cette vision de la vie venant d’une autre époque me fit énormément de mal.

Jamais aujourd’hui je ne pourrais imaginer penser comme ça, jamais je ne laisserais une enfant vivre différemment à cause de sa couleur de peau, mais à l’époque, il était presque normale de traiter une enfant noire différemment.

Lors de sa sortie, ce roman en a choqué de nombreux. Les lecteurs étaient notamment des femmes blanches, ainsi, en lisant ce roman, elles devaient se mettre dans la peau d’une jeune fille noire et cela en dérangea beaucoup. L’idée même de se retrouver devant une jeune fille noire bien éduqué et vivant comme une jeune fille blanche l’aurait fait était tout simplement impossible à comprendre.

Ainsi, lorsqu’elle arrivera à l’âge de se marier, elle ne le pourra pas. Ou du moins, pas avec un homme de la haute société comme l’est sa bienfaitrice. Elle deviendra donc, en quelque sorte, un fardeau.

S’enfermant dans cette idée qu’elle ne serait jamais traité comme les autres, elle s’enferma dans une détresse, un malheur qu’elle s’infligea à elle-même. Elle se dit d’elle-même être une enfant malheureuse.

Sa seule chance de bonheur, elle le trouva à la fin de l’histoire, en s’adonnant à sa foi. Elle se fit religieuse, devenant une soeur. Ce n’est qu’en allant au couvent, quittant cette vie où sa différence lui faisait tant souffrir, qu’elle arrivera à trouver une paix intérieure, à s’apaiser.

Ce roman est écrite d’une façon si poétique, si douce, si forte, que j’en ai été bouleversé. Traversé les sentiments de cette jeune Ourika, à ses côtés, m’a permis de découvrir la vie de l’époque d’un oeil différent. Alors que nous avons coutume de voir cette époque d’un point de vue soit d’esclave, soit de colonisateur, cette histoire nous permet de découvrir l’histoire sous un regard d’une jeune noire dans une famille de blanc, au coeur de la différence.

En gros, ce roman nous prouve à nouveau que cet esclavagisme n’aura que gâcher la vie d’encore beaucoup trop de personne et que cette idée de différence de couleur de peau n’est qu’une stupidité sans nom. Nous sommes tous égaux, quelque soit la couleur de notre peau, notre foi, notre religion, notre orientation sexuelle… Et j’en passe. Cette vision de la vie m’a réellement bouleversé.

Note : 4 sur 5.

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