Critique littéraire │ Grisha, T1.

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Synopsis : Orpheline, Alina ne peut compter que sur elle-même. Quand l’armée la recrute pour une expédition dans la Nappe d’ombre, un brouillard maléfique qui déchire le royaume, la jeune fille s’attend à y laisser sa peau… Les rares survivants des précédents raids racontent que des monstres s’y repaissent de chair humaine ! Seul Grisha, puissants magiciens, sont à même de lutter contre cette malédiction. Et si cette épreuve révélait aux yeux de tous la véritable nature d’Alina ?

Le début m’a semblé un peu laborieux. ll y a beaucoup de terme technique que je ne connais pas : skiff, volcras, Darkling, shadow fold, docks… Bref, beaucoup de terme incompréhensible pour moi. Le premier chapitre a été assez intense, parce que j’ai donc essayé de comprendre chaque terme pour avoir une certaine base dans ce nouvel univers. Heureusement, rapidement, j’ai réussi à m’y faire une place.

J’ai donc pu me laisser librement porté par le point de vue d’Alina. C’est une jeune fille assez douce, assistante cartographe, elle accompagne les troupes au côté de son meilleur ami Mal. Dans le prologue, nous voyons que le duo est ensemble depuis le plus jeune âge et avec le temps, on voit rapidement qu’Alina tient à Mal bien plus qu’à un ami.

Malheureusement, Mal ne remarque rien et se laisse aller pour faire des blagues sexuelles devant elle, draguant et flirtant avec qui passe par là munie de deux nichons. Avec courage, Alina garde en elle ses sentiments, surtout de crainte de perdre son amitié.

L’univers dans lequel nous sommes plongés est un univers vraiment singulier, avec des noms à consonance russe et des pouvoirs quelques peu magique. C’est donc un nouveau monde qui s’offre à moi au côté d’Alina. Une fois les bases bien comprise, ou du moins, assez bien comprise, on arrive à plonger dans l’histoire qui nous transporte.

Alina, alors que la vie de Mal et la sienne étaient en danger de mort, elle réveille des pouvoirs qui étaient pour l’instant caché en elle. Elle est une invocatrice de lumière, elle pourrait même sauver le monde.

Au premier abord, elle semble être une femme assez douce, maladroite et même faible avec un caractère audacieux, une grande bouche qui peut s’ouvrir même quand elle ne devrait pas, mais avec un grand coeur. Au fur et à mesure, nous la voyons grandir et prendre en puissance, en courage et en confiance. Elle arrive petit-à-petit à s’assumer, à s’émanciper de ces vices et de ces relations auxquelles elle se rattachait tant, afin de devenir une personne à part-entière. Pourtant, elle n’oublie ni d’où elle vient, ni avec qui elle s’est toujours battue.

La structure de ce roman a une vraie hiérarchie notamment parmis les Grishas même (ceux qui ont des pouvoirs particulier, qui étudient la petite science) : En premier, il y a les Caporalki, se considérant comme l’ordre des vivants et des morts, parmi eux il y a les fondeurs et les soigneurs. Pour la suite, il y a les Etherealki, ils sont considérés comme l’ordre des invocateurs, avec parmi eux les hurleurs, les infernis et les faiseurs de marée. Puis, il y a enfin les Materialki, l’ordre des fabrikators, avec les durasts et les alkemi. Tous forme la seconde armée.

Alina se trouve dans l’ordre des invocateurs en tant qu’invocatrice de lumière, au côté de l’homme le plus respecté parmi les Grishas : le Darkling, l’invocateur d’ombre qui est aussi un amplificateur humain. Alors que Alina était dans la première armée, quand elle n’avait pas encore conscience de ses pouvoirs, elle se retrouve maintenant dans la seconde armée.

Il y a aussi différents dialectes, notamment le Suli et le Shu, le Kerch. Le suli été mieux pour les missions dans le nord-ouest, tandis que le shu était synonyme de traduction interminable de documents diplomatiques.

Alina est un personne que j’adore, vraiment. C’est une femme qui sait réfléchir, qui apprend à devenir indépendante, qui devient de plus en plus forte et qui grandit au fur et à mesure de l’histoire. Elle assume ses pulsions, ses envies, ses sentiments, elle essaie de s’en sortir quoi qu’il arrive et garde toujours un profond respect pour le reste.

Mêlant aventure, romance, magie, trahisons, mensonges, espoirs et courage : le premier tome de Grisha nous plante un décor apocalyptique, un monde remplie de ténèbre, une histoire sans fin heureuse. Pourtant, Alina représente une tâche de lumière parmi ces ombres et elle saura refaire briller le soleil au-dessus de la tête de chacun.

Un grand coup de coeur, un grand amour, une grande révélation. Même si j’ai été un peu déçu par la trahison, parce que le duo marchait si bien… Je suis heureuse qu’Alina ait trouvé une moitié, qu’elle ait trouvé un bonheur qui lui va si bien. Et puis, maintenant, j’attends avec impatience d’acheter le second tome !

Note : 5 sur 5.

2 commentaires sur “Critique littéraire │ Grisha, T1.

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