Critique cinématographique │ Arte, saison 1.

Synopsis : Florence, début du 16e siècle. Dans ce berceau de la Renaissance, qui vit l’art s’épanouir dans toute sa splendeur, une jeune aristocrate prénommée Arte rêve de devenir artiste peintre et aspire à entrer en apprentissage dans un des nombreux ateliers de la ville… Hélas ! Cependant, cette époque de foisonnement culturel était aussi celle de la misogynie, ainsi il n’était pas concevable qu’une jeune femme ambitionne de vivre de son art et de son travail. Les nombreux obstacles qui se dresseront sur le chemin d’Arte auront-ils raison de la folle énergie de cette aristo déjantée ?

Nous plongeons dans la vie d’Arte, une jeune noble vivant à Florence durant le 16e siècle. Amoureuse de la peinture, elle sera prête à tout lâcher afin de s’émanciper et sortir de cette vie où une femme ne peut vivre que grâce au mariage et à son mari. Au côté de Léo, son maître peintre, elle apprendra sur elle-même, elle apprendra la peinture et bien sûr, elle découvrira un goût de liberté.

Dès le début, nous pouvons voir en Arte un personnage féminin fort : elle reproduit une scène qui m’avait énormément touché dans Naruto, celle où elle coupera ses cheveux pour se démarquer. Tandis que Sakura l’avait fait dans le but de s’émanciper d’un rôle et d’un amour, Arte le fera pour s’émanciper de son rôle de femme.

En effet, au 16e siècle, l’idée qu’une femme puisse devenir peintre (ou puisse travailler indépendamment) n’était qu’un songe, un rêve, une idéalisation. Alors, après de nombreux refus de tous les peintres pour devenir apprentie à cause de son sexe, elle finira par se couper les cheveux. Si c’est la seule façon d’être reconnue en tant que artiste et non pas en tant que femme, elle le fera !

Grâce à l’influence d’Arte, d’autre personnes (notamment les femmes) se mettent à réfléchir et faire par elles-même. Arte rencontre un jeune apprenti d’un autre maitre, Angelo, et nous pouvons voir qu’il fait parti d’une grande famille où il est le seul garçon.

Grâce à Arte, il finit par arrêter d’aider ses soeurs et sa mère et par leur apprendre à faire elles-même ce qu’elles leur demande à chaque fois : un clou ressort du mur, le cheval à bascule est cassé, déplacer le sac de farine ailleurs… Toutes ces choses que les femmes ne faisaient pas parce qu’elles étaient habituées à être traitées comme des objets fragile, mais dont elles étaient totalement capable de réaliser.

Il y a de l’amour dans cette histoire, mais heureusement : elle ne prend pas la place sur la détermination d’Arte. J’avais un peu peur de voir tous les efforts de notre jeune apprentie balayés par un amour. Elle cherche à devenir forte par elle-même et devra donc se battre afin d’y arriver. Mais que faire si l’amour se place au milieu de chemin ? L’accepter ? L’éviter ? L’oublier ?

Il n’y a aucun métier meilleur que l’autre, aucune forme de différence ou d’inégalité dans le regard de notre jeune Arte. En réalité, même une prostitué devient une femme respectable qui travaille dur afin de réaliser ses objectifs, devenant même amie avec cette dernière. Cette vision du monde, vue par un regard si innocent, est vraiment agréable à découvrir.

Elle se bat durement afin d’être accepté déjà en tant qu’apprenti, mais surtout en tant que femme. Parmi tous les autres apprentis, son sexe fait d’elle une personne différente, elle se fera traiter différemment et méchamment, mais en continuant de se battre avec humilité et gentillesse, elle arrivera à se faire accepter de tous !

On l’accompagnera aussi dans une nouvelle aventure, qui la fera aller de Florence à Venise, devenir une préceptrice pour une jeune noble que d’autre dise « de cas désespéré ». À première vue, cette jeune Catarina va donner du fil à retordre à notre jeune Arte, mais finalement, nous savons déjà tous qu’elle arrivera à ses fins avec elle et qu’elles apprendront l’une de l’autre à grandir et s’enrichir autant intellectuellement que sentimentalement.

Cet anime est vraiment intéressant, autant pour le côté féministe que pour le côté détermination. J’ai adoré suivre les étapes de la jeune peintre, rencontrer ses nouveaux amis et visiter des nouveaux lieux. J’ai maintenant envie de lire le manga, et il me tarde que la seconde saison sorte !

Retrouvez mon avis d’Arte aussi sur Japan-Glossy.

Note : 4.5 sur 5.

3 commentaires sur “Critique cinématographique │ Arte, saison 1.

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