The Hate U Give : La Haine qu’on donne.

Synopsis : Starr a seize ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d’enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu’elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête.

C’est la première fois que j’écoute un livre. Non, je ne l’ai pas lu, mais je l’ai écouté. Et même si les premiers temps sont assez compliqué, surtout pour cette adaptation de cette nouvelle voix inconnue, le après est assez agréable. J’ai le temps de faire pleins de choses en même temps que j’écoute, donc en général, je le mets quand je conduis pour bien en profiter avec des bonnes enceintes à fond.

Ce roman était tout en haut dans ma wish-list, je le voulais absolument, je voulais lire ce magnifique ouvrage dont le synopsis me faisait palpiter le coeur. Et quand j’ai plongé dans l’histoire, tête la première, j’ai été éblouie.

J’ai beaucoup pleuré, crié, hurlé, soupiré, rigolé et souris. En réalité, j’ai eu l’impression de passer pas de nombreuses émotions, de nombreux stades. C’est l’un des livres que j’ai le plus aimé, dont j’ai le plus ressenti.

On suit alors notre jeune Starr qui devra se relever non pas d’un deuil, mais de deux. En réalité, être noire aux États-Unis est encore pire que ce que l’on peut voir à la télévision et ce livre le monde si bien. C’est vraiment incroyable d’imaginer que ce n’est qu’une couleur de peau qui provoque toute cet haine…

Ce que j’ai trouvé incroyable dans cette histoire, c’est que Starr qui vit dans les bas quartier et fréquente un lycée de renom, est donc forcée de se diviser en deux : la Starr « street » et la Starr « hype ». Je réalise après coup que chaque personnage de l’histoire a une sorte de double personnalité : que ce soit son père, Maverick, qui d’un côté est un père de famille devenue raisonnable et droit, et de l’autre : il reste ce jeune homme de cité qui faisait parti d’un gang et qui a fait de la prison. Pareil même pour Chris, le petit-ami de Starr, qui saura démontrer qu’un blanc n’est pas que l’image qu’il renvoi, tout comme inversement pour les noirs.

Il y a une réelle force de parole dans ce roman, qui m’a énormément fait pensé à George Floyd, récemment tué aux États-Unis par un policier parce qu’il était noir. Dans cet histoire, George s’appelle Khalil, et il n’a que 18 ans. Mais il n’est pas le seul, il y en a bien d’autre dans le monde entier et l’autrice, Angie Thomas, aura le courage et la force d’en parler haut et fort.

Ce n’est pas qu’une histoire de deuil, comme on peut le voir dans le synopsis, c’est surtout une histoire de découverte de soi, de courage, de force et de souffrance. De cette souffrance que les minorités subissent chaque jours à cause des Hommes blancs. Je ne comprendrais jamais cette différence à cause d’une couleur de peau… Et après cette lecture, je ne pourrais jamais y adhérer.

Note : 5 sur 5.

4 commentaires sur “The Hate U Give : La Haine qu’on donne.

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