La Maison au milieu de la Mer céruléenne.

Synopsis : Linus Baker mène une vie tranquille et solitaire. À quarante ans, il vit dans une petite maison avec un chat caractériel et ses vieux disques. En tant qu’agent du Ministère de la Jeunesse Magique, il doit s’assurer du bien-être des enfants dans les orphelinats supervisés par le gouvernement. Mais lorsqu’il est convoqué de manière inattendue par les Cadres Extrêmement Supérieurs, il se voit confier une mission curieuse et hautement secrète : se rendre sur l’île de Marsyas dans un foyer où résident six dangereux pensionnaires. Obligé de mettre ses craintes de côté afin de rédiger un rapport objectif sur l’établissement, Linus va vite comprendre que les enfants ne sont pas le seul secret que renferme l’île. Il devra également réussir à cerner le charmant et énigmatique directeur des lieux, Arthur Parnassus, qui fera tout pour défendre ses protégés. À mesure qu’il découvre d’incroyables secrets et qu’il se rapproche d’Arthur, Linus va se retrouver confronté au plus difficile des choix : faire son devoir ou écouter son cœur.

Dès le premier chapitre, j’ai compris que ce roman allait être un coup de coeur. Je ne sais pas exactement pourquoi : peut-être l’écriture, la plume de l’auteur, le personnage de Linus qui aura réussi à m’émouvoir avec pitié et attention, ou bien l’univers en lui-même qui laisse interagir des enfants orphelins avec des pouvoirs magiques. Honnêtement, je ne sais pas ! Mais ce fut comme une évidence.

Je n’ai jamais vraiment aimé les romans où les personnages sont plus âgés que moi, comme Linus qui a la quarantaine. J’ai toujours eu beaucoup de mal à me laisser transporter dans un univers qui me paraît si loin du mien et encore plus quand il s’agit d’un roman où le personnage principal est masculin et qu’il y a une relation amoureuse homosexuelle. Pourtant, ce roman aura réussi à changer ma conception des choses.

Je n’ai jamais apprécié, parce que je n’étais jamais tombée sur une histoire qui valait la peine d’être lu comme celle-ci. C’est aussi peut-être mes apriori qui m’auront bloqué sur de nombreuses lectures, mais cette histoire m’a ouvert la voie à beaucoup d’autre que j’ai hâte de découvrir.

Linus est un personnage qu’on pourrait voir comme pathétique dès le début de l’histoire : il n’a pas d’ambition, pas de réel fierté, par de rêve, pas d’espoir. Il pourrait bien mourir demain que je ne pense pas qu’il réagirait. Pourtant, quelque chose en lui m’a donné envie de croire en l’histoire : sa relation avec son chat, Calliope, ou bien son humour pincé. Il a bien d’autre qualité, mais je ne saurais les écrire une après l’autre sans paraître étouffante. Linus est… Différent, et à la fois quelconque. C’est ce qui rend son personnage si attachant.

Quand nous sommes plongés dans l’histoire, nous découvrons un monde… incroyable. Avec une écriture qui l’est tout autant. Au travers des personnages, l’histoire prend de l’ampleur. Que ce soit Arthur et sa tendresse, Zoé et sa combativité, Talia et son humour, Lucy et sa folie, Sal et son courage, Phee et sa loyauté, Chauncey et sa douceur, Théodore et sa bravoure… Ce n’est plus une simple histoire, mais une vraie philosophie de vie que nous vivons à chaque page.

L’auteur nous plonge dans une belle aventure où les préjugés n’ont pas leur place : le plus méchant du monde pourrait bien être qu’un petit garçon qui se sent seul, l’inconnu saura rêver comme n’importe lequel d’entre nous. Ce n’est pas une simple vérité général, mais tout est possible et tout peut arriver. Aux côtés de Linus, on verra le monde changer et les couleurs envahir la noirceur.

Du début à la fin, j’ai ressenti une suite d’émotion toute plus folle les unes que les autres. Ce n’était pas simplement des éclats de rire, mais bien plus. Pas seulement des larmes, mais des sanglots. Pas seulement de la tendresse, mais de l’amour. Chaque personnage a su raisonner en moi comme rarement et j’en ai adoré chaque page.

Bien sûr, je suis d’autant plus tombée amoureuse de Talia et sa pelle, de Chauncey et son rêve et de Lucy et son humour noir. Ce n’est plus un secret pour personne que j’aime les personnes un peu hors du commun, qui sorte des standards, qui frôle l’impossible. Et avec eux, c’est ce que j’ai ressenti.

Dès les premières pages, j’ai su que j’étais tombée amoureuse de cette plume et de cette histoire. Et ce n’est qu’à la dernière ligne que j’ai pu enfin réaliser à quel point la morale de l’histoire a su raisonner en moi. Que ce soit l’égalité des genres, des origines, des sexes, des orientations sexuelles et bien plus. Tout ça aura réussi à me bouleverser et à me faire tomber amoureuse.

Note : 5 sur 5.

4 commentaires sur “La Maison au milieu de la Mer céruléenne.

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