Un ogre dans ma maison.

Synopsis : Blanche Blondin, 9 ans, est une enfant surdouée qui adore se mêler des affaires des autres. Lorsque sa mère tombe amoureuse d’Hannibal, un ogre poilu aux dents pointues, la petite fille est persuadée qu’Hannibal veut la dévorer et que ses nombreux amis en ville ont les mêmes intentions maléfiques.

Ce petit roman jeunesse m’aura bouleversé plus que je ne l’aurai pensé. Cet été, comme tous les étés, je vais travailler dans une librairie au centre-ville de Toulouse, et je fais mon stock de lecture sans réfléchir à un thème particulier : en général, j’écoute l’avis de mes collègues en rayon et je dévore ce qu’ils me conseillent. Cette fois-ci, encore une fois, je n’ai pas été déçu.

Un ogre dans ma maison paraît être une simple caricature de la petite fille qui a peur de voir sa maman refaire sa vie, parce qu’elle est une enfant de la séparation et que ça lui fait peur, mais c’est tout autre chose ici ! Ici, ce n’est pas la peur de perdre sa mère qui la paralyse, mais la présence toxique et nocive de son nouveau compagnon : cet homme qui entre dans sa chambre la nuit, cet homme qui la rend mal à l’aise, cet homme qui fait des choses avec une enfant qu’il ne devrait pas.

Il n’y a rien d’explicite dans la lecture, simplement des suppositions qu’avec un regard d’adulte on peut le comprendre, mais pour un enfant, c’est une simple aventure : parce que Hannibal est un ogre ! Oui, la copine de Blanche à l’école lui a bien dit, elle aussi elle a rencontré un ogre dans le passé et elle comprend ce que c’est. Alors, leur seul objectif est d’éradiquer l’ogre de sa vie et de sa maison, sauf que sa maman ne l’écoute pas et elle a un peu peur de passer pour la petite fille jalouse… Alors elle se tait, mais se bat malgré tout.

Ce roman m’a vraiment touché, parce que certains passages parlent de chose qui sont réelles : cette difficulté à concevoir et à voir le mal chez certaines personnes qu’on connaît. Dans un passage, Blanche entend que les adultes ne voient pas les ogres, que pour eux, c’est impensables : « un homme comme lui, ne peut pas être un ogre ! Je le connais, ce n’est pas possible ».

Pour être honnête avec vous, j’en suis ressortie toute retournée à la fin : il y a de nombreuses vérité qui m’ont blessé, qui m’ont inquiété, qui m’ont fait peur, mais surtout, qui m’ont fait réfléchir. Alors, pour toutes les personnes qui veulent découvrir un retournement d’estomac et une prise de conscience : Un ogre dans ma maison saura vous plaire. D’autant plus avec des passages drôles et des illustrations incroyables.

Note : 4.5 sur 5.

2 commentaires sur “Un ogre dans ma maison.

  1. Je ne me serais pas attendue à ce genre d’histoires mais ça prouve à quel point la littérature permet d’aborder des thématiques importantes par le jeu des allusions et métaphores. Merci pour cette découverte qui a l’air de retourner le coeur.

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