K.

K est une duologie chick lit, remplie de romance, d’humour et de chose simple de la vie de tous les jours. Inspirée de ma vie, j’essaie de faire vivre à mon petit personnage une histoire d’amour à vous couper le sifflet. Peut-être purement égoïste, ou complètement rêveuse, je m’obstine à faire vivre à ma girl toute sorte d’aventure que je n’arriverais pas à vivre, même dans mes rêves les plus fous. L’histoire sera en deux tome, dont le premier est terminé et comporte déjà pour l’instant plus de 147,000 mots, 512 pages et 30 chapitres bien fournis. De quoi faire rêver plus d’un.e.

Titre : K.

Genre : Chick Lit, Romance.

Public : Averti.

Couverture : Lucie Delavallade.

Publié : Wattpad ; Plume d’Argent.

Je me rappelle une question qui m’a marqué : « qui remercies-tu le plus pour cette vie ? ». Outre ma famille, mes amis, j’ai eu cette image dans le crâne : celle de cet homme. Celle de ce jour pluvieux, de cette journée où le ciel semblait être triste d’avoir perdu cet ange qui venait de tomber devant moi. Il était tout d’un ange déchu : sombre, noir, le regard froid et les ailes tombantes. Mais quand je le regardais vraiment, je voyais en lui cette lumière si éblouissante qu’à chaque fois, j’en avais les larmes aux yeux. Je ne le remerciais pas de cette vie, comme s’il était la cause de tout. Mais je le remerciais de tous ces souvenirs qu’il m’avait apporté. Parce que la vie ce n’est qu’un cumul de souvenir, et tous les souvenirs à ses côtés m’ont permis de m’épanouir.

— Je te jure, il était tellement beau.

— Genre, comment ? 

Je laisse échapper un soupire rêveur, voyant en même temps la fumée sortir de mes lèvres. Je tapote ma cigarette contre le cendrier pour en faire tomber la cendre et hausse les épaules. 

— Je ne pourrais même pas te dire, mais… un vrai sucre. Je l’aurais bien trempé dans mon thé, si tu veux mon avis. 

— Décris-le-moi !

— En réalité, je ne sais même pas. C’était un tout. Il était grand, plus grand que moi en tout cas. Les yeux noirs, sombres. Alix ! Cri-je. C’était un grand ténébreux. 

— Mais non ! Un ténébreux ? Grr. C’est les plus sexy.

Je souris. Luna vit ici avec sa sœur, en colocation. Alix est plus âgée que nous, tandis que j’ai vingt-trois ans, que Luna en a vingt-quatre, Alix en a trente. Pourtant, quand je viens ici, je ne vois pas d’âge qui nous sépare. 

— Tu penses qu’il a un frère ?

— Aucune idée, mais si c’est le cas, je pense que la vie est vraiment injuste envers nous, simple mortelle. Tu l’aurais vu… Je te jure, quand j’ai croisé son regard, j’ai cru que j’allais tomber. 

— Tu sais comment il s’appelle ? 

— Non, on n’a pas vraiment parlé. Mais un de ses potes l’a appelé « Kei ». Peut-être que c’est son prénom ? 


Je place mes mains sur ses joues, les caressant. Mon cœur bat à toute allure dans ma poitrine et le moindre contact avec lui me provoque des frissons dans le corps. J’aime cette façon qu’il a de voir le meilleur en moi, tout en acceptant le pire. J’aime le regard qu’il me lance et la tendresse que j’y lis. Je sais que je peux être passionnelle, parfois trop, mais il l’accepte et l’adore. Rien que pour ça, je continuerais de me battre pour rester avec lui malgré les difficultés que son travail peut ajouter à l’histoire. Parce qu’il en vaut la peine. 

Je ne suis pas amoureuse de lui, pas encore, mais ce que je ressens est tellement fort que je sais que je pourrais le devenir. Je l’aime, oui. J’aime ses mots, ses gestes, ses intentions, sa douceur, sa tendresse, ses caresses. J’aime énormément de choses en lui, et j’aime même ses défauts. Je ne peux pas regarder vers demain en me disant qu’il n’en fera pas partie. 

Quand il s’avance vers moi et qu’il attrape ma joue en coupe, je sais ce qu’il veut me dire, je le vois à travers ses yeux. Je laisse alors ma tête se lover au creux de sa paume et je lui souris. Sans rien dire, nous le savons. Nous tenons assez à l’autre pour vouloir continuer cette relation, avec ses qualités et ses défauts. 

— Je suis heureuse que ce jeune ait essayé de voler mes livres, murmuré-je. 

— Et moi donc. Mais de toute façon, je suis sûr que je t’aurais remarqué le soir, au restaurant. Je t’aurais offert un verre malgré tout. Tu étais la plus belle parmi toutes les autres. 

Je sens mes joues chauffer, alors qu’un grand sourire monte sur mes lèvres. 

— Tu étais pas mal non plus. 

— Le plus beau, tu veux dire. 

Je ris et tombe contre lui en enroulant mes bras autour de ses épaules. 

— Le plus beau, bien sûr.